IA générative : Une règlementation à l’horizon ?

Le terme révolution est souvent surutilisé dans le secteur de la tech. Pour l’IA générative, il est clairement approprié.

Les entreprises du monde entier s’engagent pleinement dans cette aventure, percevant potentiellement un tournant technologique majeur. Cependant, un nuage plane sur cet enthousiasme : l’incertitude de la réglementation.

L’impact de la réglementation sur les entreprises qui vendent et mettent en œuvre l’IA générative pourrait être considérable. L’ordre exécutif du président américain, Joe Biden, établit un large ensemble de directives ; un sommet sur la sécurité de l’IA s’est tenu au Royaume-Uni ; et l’UE travaille également sur ses propres exigences potentiellement strictes.

Les réactions à l’essor de l’IA générative sont variées. Certains, comme le groupe de 1 100 leaders de l’industrie Tech ayant signé une lettre en mars dernier, ont appelé à un moratoire de six mois sur le développement de l’IA. Cette pause n’a pas eu lieu. Au contraire, le développement de l’IA s’est accéléré, malgré les voix alarmistes considérant l’IA comme une menace existentielle.

À l’autre extrême, certains jugent que toute réglementation entraverait l’innovation sans offrir de véritable protection. Leur argument principal est qu’il est difficile de protéger les gens contre des conséquences négatives inconnues. Cependant, attendre des résultats négatifs pour agir pourrait être trop tardif. De plus, l’argument de la menace existentielle est perçu par certains comme un écran de fumée dissimulant les problèmes réels posés par l’IA actuelle. Les réglementations trop strictes avantageraient les entreprises les plus riches et établies, au détriment des startups qui pourraient ne pas avoir les moyens de se conformer.

Il est également à noter que les acteurs dominants du secteur participent à l’élaboration de ces réglementations, soulevant des questions intéressantes sur l’ampleur et la nature de la réglementation à appliquer.

Réguler ou laisser faire ?

Beaucoup considèrent une certaine forme de réglementation de l’IA comme nécessaire, surtout ceux qui la perçoivent sous un angle dystopique. Mais ce n’est pas un avis unanime. Dans son manifeste pro-technologique publié en octobre, Marc Andreessen, l’entrepreneur américain et cofondateur de Netscape, imagine un monde de technologie sans entraves et non réglementée, où les organes régulateurs sont les ennemis du progrès.

« Nous croyons que l’intelligence est le moteur ultime du progrès », écrit-il. « L’intelligence améliore tout. Les personnes et les sociétés intelligentes surpassent les moins intelligentes sur presque tous les critères mesurables. L’intelligence est un droit fondamental de l’humanité ; nous devrions l’étendre aussi pleinement et largement que possible. »

Selon lui, réguler l’IA pourrait, dans certains cas, être assimilé à un meurtre : « Nous croyons que tout ralentissement de l’IA coûtera des vies. Les décès qui auraient pu être évités par l’IA empêchée d’exister sont une forme de meurtre. »

Cette divergence de vues souligne la complexité et l’urgence de définir un cadre réglementaire adapté à l’IA générative, un défi qui continue de susciter débats et controverses au sein de la communauté technologique et au-delà.

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